dimarts, 28 d’agost del 2012

ENTREVISTA AL ACADÉMICO AHMED ASSID. Muy recomendable para entender el Marruecos actual.

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Entretien. La monarchie, le makhzen, les islamistes... 

(Telquel)

Académicien, chercheur, chroniqueur, militant amazigh… Ahmed Assid porte un regard lucide sur l’actualité marocaine : réformes politiques, libertés individuelles, malaise identitaire et démission des intellectuels.

 Nouvelle Constitution, élections anticipées, islamistes au pouvoir… Le Maroc a-t-il pour autant dépassé la zone de turbulences que connaît la région ?
Le Maroc n’a pas totalement dépassé cette zone puisque la crise économique pourrait être à l’origine de nouvelles tensions. Nous ne savons pas ce qui pourrait se passer si les conditions économiques des Marocains deviennent plus dures. Sinon, force est de constater que la monarchie a su manœuvrer de manière précoce pour accepter la réforme de la Constitution, quelques jours seulement après le déclenchement des manifestations du Mouvement du 20 février, alors qu’elle a ignoré les revendications de réformes portées par des courants politiques et associatifs pendant plus de 10 ans. Cela prouve que le régime marocain est souple et assez pragmatique. Au lieu de laisser s’installer un débat sur une réforme radicale du système politique marocain, le roi a réussi à orienter le débat vers la réforme constitutionnelle.

Que voulez-vous dire par réforme radicale du système politique” ?
Nous n’avons toujours pas répondu à une grande question : la monarchie et le Makhzen constituent-ils deux entités différentes ou ne forment-ils qu’un seul et même corps ? Est-ce que la monarchie est capable de démonter le Makhzen ? C’est une question fondamentale et dangereuse. Avec le temps, nous avons en fait hérité d’un Etat à double visage : une monarchie traditionnelle d’un côté et un Etat moderne de l’autre. La monarchie traditionnelle, c’est le Makhzen. La mafia économique ou administrative qui entrave le processus démocratique est liée au pouvoir du roi. Il y a un makhzen économique, politique, religieux, etc. Aujourd’hui, il est difficile de séparer les deux entités, mais ce n’est pas impossible. La monarchie pourrait démanteler le Makhzen si ce dernier commence à représenter un danger pour la stabilité du pays et la continuité de la monarchie.

Comment expliquez-vous d’ailleurs que le Maroc ait, malgré tout, conservé une certaine stabilité politique et une continuité des institutions ?
Mettons-nous d’accord sur une chose : si ces évènements avaient eu lieu sous Hassan II, nous aurions sans doute vécu un scénario similaire à celui de nos voisins en Tunisie et en Egypte. Mais c’est arrivé après dix ans de règne de Mohammed VI, qui s’est imposé, durant cette période, comme unique acteur du changement. Il a également brisé plusieurs tabous de l’ère Hassan II. Je pense notamment à l’autonomie au Sahara, la réforme de la Moudawana, la reconnaissance de l’identité amazighe, la gestion du dossier des années de plomb, la réforme constitutionnelle, etc. Je ne dis pas que ces dossiers ont été résolus, mais ils ont été ouverts. Le résultat de ce travail a été qu’une majorité de Marocains revendiquent une réforme graduelle et non un changement radical. Un autre élément est à prendre en considération : les forces politiques et associatives au Maroc sont totalement dispersées et s’accrochent, presque toutes, à la monarchie comme unique alternative contre l’intégrisme. Il n’y a pas une force politique qui peut servir de locomotive pour le changement.

Y compris le PJD ?
Le PJD ne peut pas être une locomotive pour la démocratisation et la modernisation du pays. Il peut gouverner, il peut être considéré comme une grande force politique mais il ne peut pas réussir une transition démocratique. Lors du dernier congrès du PJD, les islamistes ont montré qu’ils prenaient la forme de la démocratie mais qu’ils en rejetaient le contenu. Ils semblent en effet réduire la démocratie et la modernité à une bonne organisation et au recours aux nouvelles technologies. Mais alors, à quoi bon si c’est pour servir des valeurs non démocratiques ? Je pense notamment aux positions du PJD à l’égard de la parité ou des libertés.

La réforme de la justice ou la lutte contre la corruption participent également à la démocratisation du pays…
Oui, je ne nie pas qu’il y a un côté démocratique dans l’action du PJD, notamment dans le domaine de la lutte contre la corruption ou l’égalité des chances, mais la question des libertés est tout aussi importante. C’est ce qui détermine la nature des relations humaines dans une société. Pour les islamistes, ces libertés sont limitées par les traditions d’une communauté qu’ils imaginent croyante. C’est pourtant le contraire qui est prôné par la conception universelle des droits humains. La liberté de l’individu ne se limite que par la liberté de l’autre. Et c’est justement ce respect de l’autre que rejettent les dirigeant du PJD. Puis il y a l’éternel problème de l’instrumentalisation de la religion en politique. Ils le font de manière latente. Le jeu qui se joue actuellement est assez dangereux. Le PJD est en train de créer son propre réseau associatif qu’il financera peut-être à partir des caisses de l’Etat.

Au fond, qu’est-ce qui vous dérange le plus chez le PJD ?
C’est qu’à terme, ils veulent arriver à l’Etat religieux. Je ne fais pas de distinction entre salafistes ou modérés. Ils ont tous le même objectif à long terme. D’ailleurs, les dirigeants du PJD ne se sont jamais clairement prononcés contre la Charia. Ils déclarent simplement que ce n’est pas une priorité, qu’il n’est pas utile d’en parler maintenant. Ce qui est logique. Un islamiste n’en serait pas un s’il n’œuvre pas en faveur de l’application de la Charia et l’instauration de l’Etat religieux.

Finalement, le PJD n’est-il pas le reflet d’une société dont la majorité rejette la liberté et la parité, et qui se réfugie dans le communautarisme ?
La société marocaine a été “retraditionalisée”. C’est le résultat d’une politique menée par le régime depuis 1972, quand la monarchie a décidé d’instrumentaliser la religion pour contrer la gauche radicale ou réformiste, et ce à travers la diffusion du wahhabisme dans le royaume. Moi, je dis que si la société ne va pas bien, il faut une nouvelle politique pour l’encadrer et changer cette mentalité de sous-développement. Sinon, il n’y aura jamais d’égalité, de parité ni de liberté. D’un autre côté, je ne crois pas que le PJD soit à l’image de la société marocaine. Dans leur majorité, les Marocains sont adeptes d’une religiosité modérée populaire qui n’est pas un danger pour la démocratie et qui accepte, petit à petit, les valeurs universelles. Je vous donne un exemple. Il y a quelques années, les conservateurs ne voulaient pas envoyer leurs filles à l’école. Puis ils se sont rendu compte qu’ils avaient tort, et ont changé d’attitude sans que cela n’altère leur piété. Les intégristes sont minoritaires par rapport aux musulmans populaires. J’en veux pour preuve les blagues que la société véhicule sur les khwanjia (barbus), et qui est une manière de caricaturer un phénomène nouveau et étranger.

Et la monarchie dans tout cela ? Laissera-t-elle faire les islamistes ?
Les islamistes ont compris, depuis longtemps, que la voie de la violence et de la confrontation est à rejeter. Depuis de longues années, ils essayent donc de convaincre qu’ils ne sont pas dangereux et qu’ils peuvent servir de force protectrice pour la monarchie traditionnelle et pour Imarat Al Mouminine. En face, nous retrouvons une monarchie à deux visages. D’un côté, il y a une monarchie traditionnelle et religieuse, qui s’accommode plutôt bien des islamistes. De l’autre côté, nous retrouvons une monarchie à visage moderne, liée à des partenaires étrangers par des relations économiques et politiques basées sur son engagement en faveur de la modernité et des droits humains. La monarchie est donc en train d’assurer une sorte d’équilibre et rappelle, à chaque fois que cela s’impose, que c’est bien elle qui tire les ficelles.

Le débat sur les libertés individuelles bat son plein dans la société, mais est-ce que la liberté sexuelle et la rupture du jeûne pendant le ramadan en sont les meilleures entrées ?
Non, ce ne sont pas les meilleures entrées mais il est fondamental de laisser les gens parler. Les gens ont le droit de manifester et d’exprimer librement leurs idées et leurs principes. C’est un aspect essentiel de la démocratie. Si la société et les autorités publiques refusent que ces minorités s’expriment, ça veut dire que nous sommes loin du processus démocratique. Ces revendications ne sont peut-être pas importantes ou prioritaires mais il est fondamental de les laisser s’exprimer. Aujourd’hui, les gens croient que la religion est un système imposé à tout le monde, avec un seul mode de vie et une seule explication à tous les phénomènes qui nous entourent. Le débat sur les libertés individuelles rappelle à tous que la religiosité est un choix personnel. Que le respect de l’autre et de son mode de vie différent est à la base de la société démocratique. Les intégristes répondent souvent par “le droit de la communauté” (ha9 al jamaâ). C’est un droit qui n’existe que dans les états religieux adeptes de la notion de oumma, présentée comme un groupe homogène. Ils instrumentalisent le vote de la majorité pour homogénéiser la société. Or, nous sommes tous différents. On ne va évidemment pas nous entretuer pour autant. La démocratie est la meilleure manière de gérer nos différences.

Parlons d’amazighité. Tout ramener à une loi organique est une bonne chose selon vous ?
C’est fondamental à cette étape de notre histoire. Et c’est la loi organique qui déterminera comment intégrer l’amazigh à tous les secteurs de la vie publique ou comment la généraliser dans l’enseignement, dans la santé ou dans le système judiciaire. C’est ce qui nous permettra d’avoir des plaques de signalisation et des façades d’administrations retranscrites en arabe et en amazigh. C’est ce qui va enfin donner une identité visuelle amazighe au pays. La loi organique oblige les décideurs à appliquer la Constitution. C’est très important.

Plusieurs avancées durant les dix dernières années se sont faites sous pression. Y a-t-il un péril amazigh aujourd’hui ?
La tension a existé. Je vous rappelle qu’en 2001, 126 personnes sont mortes à l’occasion du printemps noir en Kabylie. Le système marocain a justement anticipé les évènements pour éviter un tel scénario. A l’époque, nous avions préparé le manifeste amazigh qui a fait beaucoup de bruit. On allait vers une politisation de la cause. Des sujets tabous commençaient à être évoqués comme l’exploitation des terres, des richesses et des mines se trouvant dans des régions amazighophones. Le régime a anticipé avec la création de l’Ircam et en commençant par le chantier, plus simple, de la langue et de la culture. Certes, il y a eu un détournement du débat mais ce n’est pas grave puisqu’à travers l’Ircam, nous avons réussi à sauver une langue en voie de disparition. Depuis, un travail colossal a été fait au niveau des manuels scolaires, du plaidoyer pour l’officialisation de la langue, etc.

“Amazigh, langue officielle”, qu’est-ce que ça change concrètement dans la vie des Marocains ?
Lorsqu’il y a un malaise identitaire, ça bloque le développement du pays, ça menace sa stabilité. Aujourd’hui, on commence à se sentir à l’aise chez nous. Je vous donne un exemple : lorsque l’administration nous refusait les prénoms amazighs pour nos enfants, ça voulait dire qu’on n’existait pas ou qu’on était des citoyens de second degré. C’est une sensation dangereuse. Reconnaître l’amazigh, c’est inclure un tiers des Marocains dans les projets de développement. Ces gens en ont été exclus parce qu’ils ne comprenaient pas ce qui se passait autour d’eux.

Le malaise identitaire est-il suffisant pour expliquer les manifestations qui secouent la région du Rif depuis près d’une année ?
Le Rif a une histoire compliquée. La manière violente dont la révolte du Rif a été réprimée a donné lieu à un traumatisme chez les Rifains. Ce traumatisme est ancré dans l’esprit des habitants de cette région, il se transmet de génération en génération. Nous le sentons chez les jeunes du mouvement amazigh sur place. Nous le sentons dans les symboles utilisés. Lorsque Mohammed VI a déclaré accepter l’autonomie pour le Sahara, le Rif a été la première région à manifester pour réclamer une autonomie similaire. En fait, il n’y a pas d’autre solution. Les Rifains doivent administrer leur région et ne pas sentir qu’ils sont dominés par un système. J’ai d’ailleurs toujours défendu l’idée d’un Etat fédéral pour dépasser ce modèle jacobin d’Etat-nation centralisateur. Il faut aller vers  une réelle régionalisation avancée et un découpage basé sur l’histoire, l’humain et le développement socio-économique. Je sais que cela fait peur à plusieurs Marocains, élevés dans un modèle jacobin. Mais l’autonomie n’est pas synonyme de division ou d’affaiblissement du pays.
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Bio. Côté cour et côté jardin

Ahmed Assid est un intellectuel prolifique, doublé d’un acteur associatif infatigable. Chaque année, l’homme sillonne le pays du nord au sud, répondant aux invitations de grands colloques scientifiques ou de petites associations rurales. “Un intellectuel doit rester attaché au terrain et à la vie des gens”, affirme-t-il. Militant amazigh de la première heure et chercheur à l’Ircam (Institut royal de la culture amazighe), il refuse tout extrémisme sur cette question. “Au Maroc, je refuse de faire la distinction entre Arabes et Amazighs”, explique-t-il. Professeur de philosophie, Ahmed Assid est également un démocrate convaincu. Un progressiste qui érige le combat contre l’intégrisme sous toutes ses formes en priorité absolue. L’homme est d’ailleurs membre fondateur de trois associations particulièrement actives sur ce registre : le forum de la citoyenneté, vigilance citoyenne et Bayt Al Hikma. Côté jardin, Ahmed Assid est l’un des plus grands Raïss d’Ahwach du pays. Il anime dilleurs plusieurs soirées par an dans différentes régions du pays.

Zoom. Intellectuels démissionnaires
Assid est un homme extrêmement préoccupé par le silence des intellos marocains. C’est même un phénomène qu’il a pris le temps d’analyser. Selon lui, il existe quatre catégories d’intellectuels démissionnaires. Les premiers étaient liés à l’USFP et à la gauche en général. L’échec de l’expérience de l’alternance a traumatisé plusieurs d’entre eux qui ont pris du recul et se sont tus. D’autres, fatigués d’enseigner et de théoriser, se sont rapprochés des politiques en intégrant leurs cabinets ou en décrochant des postes de responsabilité divers. La 3ème catégorie est celle des experts. Ceux-là travaillent pour le compte de bailleurs de fonds généreux, mais leur travail reste invisible et souvent inaccessible au grand public. Reste la 4ème catégorie, celle des enseignants universitaires. Ceux-là subissent la mort de la faculté. Ils restent souvent enfermés dans les spécialités qu’ils enseignent au lieu de participer à repenser le Maroc. “Heureusement que le 20 février a permis d’en récupérer quelques-uns”, conclut Assid.
 Traducción al castellano:
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 Académico, investigador, articulista, activista amazigh Ahmed ASSID puerta ... una mirada sobria a las actuales reformas políticas marroquíes, las libertades, la crisis de identidad y la dimisión de los intelectuales.

 
Nueva Constitución, las elecciones, los islamistas en el poder ... que Marruecos siempre superado la turbulencia que enfrenta la región?Marruecos no ha pasado completamente esta zona desde que la crisis económica podría provocar nuevas tensiones. No sabemos lo que pasaría si las condiciones económicas se vuelven más duros marroquíes. De lo contrario, es evidente que la monarquía era capaz de maniobrar tan temprano a aceptar la reforma de la Constitución, sólo unos días después de la aparición de las manifestaciones del Movimiento 20 de febrero, mientras que la ignoró las reclamaciones presentadas por las reformas movimientos políticos y asociaciones de más de 10 años. Esto demuestra que el régimen marroquí es flexible y lo suficientemente pragmático. En lugar de dejar que resolver un debate sobre una reforma radical del sistema político marroquí, el rey fue capaz de centrar el debate sobre la reforma constitucional.

¿Qué entiende usted por la reforma radical del sistema político "?

dissabte, 25 d’agost del 2012

RECOMIENDO "EL FACTOR HUMANO" DE JOHN CARLIN

Este artículo de John Carlin sobre la Sudáfrica actual, a raíz de la huelga de mineros, me ha recordado que este mismo autor tiene un libro muy recomendable: El Factor Humano. Es emocionante, vibrante, emotivo ... El papel determinante de Nelson Mandela en evitar una guerra civil. Desconsuela ver lo que han hecho sus herederos.

Sudáfrica y el fantasma mexicano

John Carlin, El País, 24 de agosto 2012

La revuelta en la mina de Marikana escenifica la rabia contra el poder establecido y revela que el Gobierno del Congreso Nacional Africano está perdiendo el control. La tensión social y el malestar crecen en todo el país

Este fin de semana empiezan a enterrar a los mineros masacrados por la policía sudafricana en la mina de platino de Marikana. Habrá máxima tensión, pero no solo ante el temor de que el saldo de muertos supere la cifra de 44 ya alcanzada desde que las demandas de aumentos de sueldo de los mineros desembocaran hace 10 días en choques violentos. La tensión se extiende a toda Sudáfrica. Marikana no es un conflicto meramente local, no es una trágica aberración. Se ha abierto una caja de Pandora y lo que está en juego es nada menos que el gran e indiscutible logro desde que Nelson Mandela asumió la presidencia en 1994: la paz. Los herederos de Mandela en el Gobierno del Congreso Nacional Africano (CNA) pierden control y credibilidad; aumenta el riesgo de que las revueltas sociales se extiendan por todo el país.
Cuando pienso en Sudáfrica hoy día pienso en México y en George Orwell. La conexión mexicana, la verdad, se me ocurrió a los pocos meses de que Mandela ganara aquellas primeras elecciones democráticas, acabando con tres siglos y medio de dominación blanca, cuando me pidieron que hiciera de abogado del diablo y escribiera un artículo postulando una visión negativa de lo que podría pasar en la Sudáfrica liberada. Dije que temía que el CNA se acabara convirtiendo en un PRI, o en aquel PRI que en el siglo XX gobernó sin interrupción durante 70 años: es decir, en un partido revolucionario institucional en el que —como delata el nombre— se apela a la retórica progresista de siempre, en defensa de las masas y tal, pero el objetivo principal es perpetuar a una élite en el privilegio y el poder. El mecanismo que creó el PRI para forjar su “dictadura perfecta” —como, con mucho atino, la describió Mario Vargas Llosa— fue una coalición entre el partido dominante, el sindicalismo, el empresariado y otras fuerzas sociales, apoyada por las fuerzas de seguridad.
No me equivoqué. En México se ganó estabilidad a costa de corrupción endémica e injusticia social. En Sudáfrica se ha llegado, después de 18 años, a algo muy parecido. Como en la parábola de Orwell, Rebelión en la granja, los revolucionarios son hoy la imagen y semejanza (salvo en el color de su piel) de los antiguos amos que en su día, y con enorme sacrificio e idealismo, derrocaron. Las terribles escenas que se vieron en televisión la semana pasada de policías abriendo fuego contra mineros armados con machetes, y algunos con pociones que creían que les harían invencibles contra las balas, evocaron la época del apartheid cuando el único instrumento de persuasión que tenía el Gobierno blanco en relación con la mayoría negra era el fusil.

En la cúpula del CNA, un reducido grupo de nuevos ricos negros centralizan el poder
A esto se ha llegado en Sudáfrica. Menos mal que Mandela, a sus 94 años, se entera de poco de lo que ocurre a su alrededor, mucho menos de la realidad política nacional. La revuelta de Marikana, la más dramática de miles que se han visto a lo largo de este año en las localidades pobres negras del país, escenifica la frustración y la rabia de un creciente porcentaje de la población contra el poder establecido. En este caso específico, la frustración de los mineros surgió de la complicidad que detectaron entre la empresa británica dueña de la mina de platino, Lonmin, y el sindicato que toda la vida les había representado, el Sindicato Nacional de Mineros, conocido por sus siglas en inglés, NUM. Se convencieron de que la NUM, el sindicato más grande del país, había dejado de defender sus intereses y ahí nació Amcu, una organización más visceral que coherente, sin plan estratégico o ideología definida, pero que expresa los sentimientos de muchos mineros. Fue contra los mineros nuevamente incorporados a Amcu, en huelga por un aumento de sueldo, contra los que los policías dispararon.
La rabia de los mineros, la que desencadenó los actos violentos que condujeron también a la muerte de dos policías, a machetazos, proviene no solo de la convicción de que reciben sueldos miserables, sino de ver que los jefes sindicalistas viven, relativamente hablando, como reyes. El presidente de la NUM gana 25 veces más al mes que los mineros que se unieron a Amcu. Cuando apareció en la mina de Marikana después de la masacre no pudo salir del coche de policía que lo transportaba, por temor a que lo mataran.
Lo que ha pasado es que tanto la NUM, como otros sindicatos que hace 20 y 30 años estaban en la vanguardia de la lucha contra el apartheid, como el Gobierno del Congreso Nacional Africano con el que están íntimamente aliados, se han aburguesado. Y han perdido el contacto con la gente de a pie, especialmente la mayoría que vive en la pobreza, que tuvieron en los tiempos de la lucha por la liberación. Pertenecen a una clase de animal distinta, depredadora, que se reparte el poder y la riqueza entre sí. El movimiento de personal entre los sindicatos, el CNA e, incluso, el empresariado se ha vuelto fluido. Un personaje lo define. Se llama Cyril Ramaphosa, el fundador de la NUM en 1982, negociador número uno del CNA durante la transición a la democracia a principios de los noventa y ahora un magnate cuya fortuna se mide en cientos de millones de euros.
Ramaphosa, un favorito de Mandela en su día y para muchos el que debería de haberle sustituido cuando dejó la presidencia, es miembro de la junta directiva de Lonmin, considerados (y no solo por Amcu) como unos viles explotadores. Pero Ramaphosa sigue siendo no solo una figura emblemática en la NUM, sino uno de los barones más influyentes del CNA. Como en México en los años de gloria del PRI, las elecciones generales son insignificantes a la hora de determinar la identidad de futuros presidentes y de sus ministros comparado con las elecciones internas en la cúpula del CNA, donde un reducido grupo de políticos, sindicalistas y empresarios negros nuevos ricos centralizan el poder.

La cuestión es si la coalición dominante es capaz de cambiar los malos hábitos adquiridos
La visión macro de todo esto quizá no lo entiendan muchos de los millones de los habitantes de las chabolas de Sudáfrica, donde las cifras de paro son parecidas a las de España (aunque con infinitamente menos apoyo estatal), pero lo ven todos los días en las poblaciones donde viven. Ven que los representantes locales del CNA o de los sindicatos tienen coches nuevos, muchas veces Mercedes Benz, y viven en casas bonitas. Ven que los que ocupan puestos políticos en los municipios se ocupan más de enriquecerse, muchas veces de manera corrupta, que de servir a la gente, de proveer luz, agua, educación y sanidad decente para los que les han votado. Ven, en resumen, que con demasiada frecuencia la gente se incorpora hoy al CNA y a sus organizaciones aliadas no para construir un mundo más justo, sino para avanzar sus propios intereses.
Aguantarían la pobreza con resignación y paciencia, quizá, si no vieran que en la Nueva Sudáfrica, como en Rebelión en la granja, algunos animales son más iguales que otros. Pero sí lo están viendo, en toda su indisimulada obscenidad, y por eso en Marikana la olla de presión estalló, por eso en las minas vecinas el poder de Amcu crece, por eso en diferentes partes del país, incluso en la bella y turística Ciudad del Cabo, 1.500 kilómetros al sur de Marikana, se oye un alarmante runrún, se huele revuelta, entre los marginados.
¿Hay solución? Sí. Primero que el CNA tenga la astucia política necesaria para cooptar a los que se empiezan a rebelar, que reconecte con la gente, que utilice las palabras, no las balas, para persuadir. Segundo —y sin esto lo primero servirá solo como solución cosmética—, el CNA tiene que volver a principios básicos, tiene que recordar que, como dijo Mandela cuando salió de la cárcel, sus representantes son “sirvientes del pueblo”. Lo de Marikana ha sido como un infarto al que uno sobrevive, pero que deja un claro mensaje: o se cambia radicalmente de hábitos de vida o las consecuencias serán catastróficas. La cuestión ahora en Sudáfrica es si la coalición dominante es capaz de cambiar los malos hábitos adquiridos tras 18 años en el poder, o si la corrupción moral les ha contaminado, de manera irrecuperable, el alma.
Leer en el País, aquí

El Factor Humano, de John Carlin

Daniel Tordable


 Hubo un hombre que se propuso conquistar a sus enemigos gracias al perdón y al tesón. Gracias a ese esfuerzo, casi sobrehumano, consiguió llevar a cabo algo que parecía irrealizable: la reconciliación de dos mundos opuestos y enfrentados pero que compartían el mismo territorio. Su nombre es Nelson Mandela y su país se llama Sudáfrica.
El periodista y escritor John Carlin relata con maestría y agilidad la historia de cómo un hombre fue capaz de cambiar el rumbo de la historia y demostrar a propios y rivales (negros y blancos) que la única manera de hacer virar ese sentimiento mutuo de odio era dejando atrás el pasado y mirar con firmeza hacia el futuro, juntos.
En El Factor Humano, Carlin, que desempeñó su labor en el país más meridional de África para importantes rotativos durante los últimos años del apartheid, es capaz de resumir y hacer entender los entresijos del conflicto racial sudafricano en apenas 300 páginas.
Un magnífico relato de alguien que conoce de verdad el problema y que lo vivió in situ. Posteriormente se filmó la película Invictus, con Morgan Freeman y Matt Damon y que pone imágenes al sensacional libro de Carlin; autor, por otra parte, de la magnífica columna deportiva “El Córner inglés”, en el diario El País.
La figura de Mandela, obviamente, es esencial. Él fue el primero en perdonar a sus carceleros. Fue capaz de encandilar a toda una nación, y alcanzar una paz social que terminaría con la celebración de las primeras elecciones sudafricanas bajo el criterio de “un hombre, un voto”. Frente a las consignas del partido radical negro de “un granjero, una bala”.
Y lo hizo después de 23 años en la cárcel de Robben Island, frente a la hermosa Ciudad del Cabo, una de las sedes principales del Mundial de fútbol de 2010. Mandela se sirvió del deporte, esa actividad considerada por algunos como banal y opiácea, pero que posee la capacidad única de unir y desunir, de generar sentimientos y de sacar lo mejor y lo peor del ser humano, para unificar su país.
En 1995 fue el rugby, ese “deporte de hooligans disputado por caballeros”, el que fue capaz de aglutinar todas las emociones de blancos y negros para huir del pasado y afrontar una nueva era de esperanza.
15 años después, es el fútbol, ese “deporte de caballeros jugado por hooligans”, el que tiene la ocasión de terminar de levantar la sociedad sudafricana, después de que el rugby cimentara esa unión.
En efecto, el rugby es el deporte de los blancos en Sudáfrica. Es prácticamente una religión para los afrikáners, los descendientes de los holandeses, el sector de los blancos más importante y que manejaban el poder en la Sudáfrica del apartheid. Los afrikáners amaban a los Springboks, el equipo nacional de rugby, casi tanto como profesaban odio a los negros.
La gente de color en Sudáfrica adoraba el fútbol y detestaba el rugby. Es por ello que este es su mundial, “el mundial de los negros”. La gran fiesta del fútbol que la Fifa organiza cada 4 años debe servir de culminación del proyecto que arrancó en la figura de Nelson Mandela. Una idea que comenzó conquistando a los enemigos negros antes que a los hermanos blancos y que ha de servir de ejemplo al resto de conflictos, (ya sean de índole nacionalista, racial, social o religiosa), que acontecen el el mundo, algunos de ellos, bien cercanos.

dimarts, 21 d’agost del 2012

Publico este artículo en El Periódico, LOS OTROS MARROQUÍS

La sociedad de Marruecos es heterogénea, y más aún sus ciudadanos que viven en Europa

  Said El Kadaoui, Psicólogo y escritor 

 21/08/2012


Marruecos es un país diverso, heterogéneo, identitariamente complejo, con varios idiomas que coexisten e, incluso, a nivel religioso más heterodoxo de lo que se pretende oficialmente. Sin embargo, lo que es innegable es que hay un Marruecos oficial que trata de imponer una sola manera de ser marroquí, la nacionalista conservadora.
La revista TelQuel ha dado voz desde su aparición en el 2001 a aquel sector de la población que quiere un país laico donde se respeten los derechos humanos, donde impere la igualdad de derechos entre el hombre y la mujer, donde se respete la condición sexual de todos y donde se pueda, en definitiva, opinar libremente sobre todos los temas. Está siendo una muy buena plataforma para poner muchos debates sobre la mesa. He leído excelentes reportajes sobre lo que piensan los marroquís sobre la sexualidad, la sobrevaloración de la virginidad, el rol que debe tener la religión en el país, etcétera. El último que me ha llamado especialmente la atención recogía el testimonio de 13 personas a cara descubierta sobre temas que aún son espinosos en Marruecos. "No me escondo para beber". "Reivindico mi libertad sexual". "No escondo mi homosexualidad". "No cumplo el Ramadán". "Soy ateo". "No quiero esconder mi cuerpo". "Estoy en contra del velo". "Tengo el derecho de abortar si así lo quiero". "He tenido un hijo sin estar casada". "No estoy en contra del Estado de Israel". Estos son algunos de los titulares que se destacan de todo lo que comentan estas 13 personas.
Este marruecos que anhela más libertad, que cuestiona las ortodoxias, que lucha por sus derechos y que se abre al mundo es el que me hace vibrar. Este es un Marruecos tan real como los demás. El conservador, el extremadamente conservador, el pobre y modesto... La oficialidad tapa la complejidad, la quiere anular. Pero no lo consigue. Lo que sí hace es generar sufrimiento en todos aquellos que, como los testigos que cita el reportaje, anhelan vivir sin tener que esconderse. Aquellos que quieren vivir sin hipocresías y falsas apariencias.

La ciudadanía marroquí es heterogénea. Y esta variedad es mayor aún cuando hablamos de los marroquís que viven en Europa, así como de sus hijos. Entre otras cosas, porque ya no son solamente marroquís, especialmente los hijos. Pero el riesgo de que haya una oficialidad (que suele ser siempre religiosa) que intente anular toda esta complejidad y quiera otorgar el carnet de buen marroquí, el riesgo de un repliegue comunitario y de la reducción de toda esta riqueza de pertenencias e ideales es evidente y, de hecho, ya es una realidad que está generando algunos problemas individuales (incluidos los psicológicos) y sociales (encierro en la propia comunidad).
Siempre que puedo me gusta hacer referencia a este Marruecos dinámico y luchador porque sé que puede ser muy útil para algunos jóvenes de aquí y originarios de allí, de Marruecos o, en general, de los países magrebís. Tener ideas e ideales propios no puede ser considerado una traición a la propia cultura. Al contrario, es el estancamiento en unas tradiciones que ya no se corresponden con nuestros tiempos, la ocultación de las voces discrepantes y el encierro en una comunidad empobrecida lo que hace más problemática la vida.
Ahora que acabamos de dejar atrás el mes del Ramadán no está de más recordar lo que dice uno de los testigos del citado reportaje de la revista TelQuel. Ibtissam Betty Lachgar, una mujer de 36 años, aparte de declarar que no practica el ayuno, denuncia el artículo 222 del Código Penal marroquí porque todavía hoy condena a entre uno y seis meses de prisión a toda persona conocida por su pertenencia al islam que incumpla ostentosamente el ayuno en público. Aquí, por supuesto, no hay ninguna ley que condene a un musulmán por no realizar el ayuno, pero sí se dan casos de presiones de grupo y de rechazo de aquellos marroquís que libremente deciden no hacer el Ramadán o que no se sienten concernidos por la religión. Este es un síntoma preocupante de un encierro comunitario que pretende amputar la realidad y convertir la identidad de la gente en un estereotipo.

Nunca está de más recordar que no existe la comunidad marroquí como un ente homogéneo. Lo que sí existen son los marroquís, los catalanomarroquís, los marroquíaragoneses (y tantas variedades como personas; me gusta recordar lo que el profesor Manuel Cruz dice de la identidad de las personas: estamos formados de diferentes piezas y tenemos cierta libertad para disponerlas como nos guste).
Y nunca está de más tampoco recordar que somos muchos los que no queremos vivir aquí las incomodidades que supone tener que esconderse para existir. Somos muchos los que no queremos una oficialidad que dictamine quién es y quién no es buen marroquí. Ni aquí, ni allí.
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dilluns, 23 de juliol del 2012

RECOMIENDO ESTE ENSAYO: HOPPER, DE MARK STRAND

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 Cita: Al comentar el cuadro que Hopper tituló "Sol en el segundo Piso" (1960), Mark Strand afirma ESlo siguiente: "La mujer mayor lee una revista, la joven mira más allá del marco de la pintura. El hecho de que estén ocupadas cada una en lo suyo, y sin embargo compartan el mismo porche, es suficiente para sugerir posibilidades narrativas que llevarían al espectador muy lejos de lo que tiene ante los ojos. No obstante, estas dos maneras de involucrarse visualmente con el cuadro - la espacial y la narrativa- parecen equilibrarse entre sí, sin que ninguna de ellas asuma un dominio total: cuando las narraciones que aportamos nos llevan demasiado lejos, la geometría de la pintura nos llama de vuelta, y cuando esta geometría se torna aburrida su potencial narrativo se reafirma".


 Os adjunto esta reseña fantástica de F. Calvo Serraller:

Trapecios 

Francisco Calvo Serraller, El País, 7 de junio de 2008


Siendo los poetas quienes mejor nos desvelan lo que, a fuerza de ser visto cotidianamente, nos resulta invisible, no es raro que se hayan convertido en intérpretes de esas visiones estancadas que son los cuadros. Tal es el caso del poeta canadiense Mark Strand (Isla Príncipe Eduardo, 1934), cuyo peculiar ensayo Hopper (Lumen) acaba de ser editado en castellano en versión de J. A. Montiel. Como seguramente habrá adivinado el lector, el lacónico "Hopper" del título es el apellido del hoy mundialmente célebre pintor estadounidense Edward Hopper (Nueva York, 1882-1963), cuyas magnéticas imágenes de la vida cotidiana de su país hace tiempo que desbordaron su preciso marco local para transformarse en el observatorio especular de la soledad del hombre contemporáneo. Pues bien, Mark Strand encara el universo icónico de Hopper mediante 32 breves comentarios de 30 cuadros del pintor, que están redactados con distanciada prosa forense, pero para así mejor atizar el aliento poético que subyace a cada una de las asépticas escenas pintadas.
Según nos advierte en el prefacio de su libro, Strand quiere evitar en su análisis toda tentación empática de dejarse atrapar por una fácil identificación con lo local y lo sentimental; esto es: por quedarse en una sociología y una psicología ocasionales del american way of life, aunque sea cortado por el patrón de la vida cotidiana del segundo cuarto del siglo XX. Para lograr este propósito, Strand aísla, con fría sagacidad, por un lado, la trama dominante de la mayoría de las composiciones pintadas por Hopper, el cual repite machaconamente la estructura geométrica de un trapecio isósceles, mientras, por otro, se concentra en diseccionar la dirección y el sentido de la luz que las alumbra. Aunque esta descripción tan estrictamente formalista pudiera parecernos, en principio, desanimante, o, nunca mejor dicho, descorazonadora, la realidad es que da de lleno en la diana del arte de Hopper y, si se me permite, del arte en sí, porque apunta al difícil equilibrio o, habría que decir quizá mejor, a la pugna entre lo estable y lo inestable, entre el espacio y el tiempo, que marcan el frágil destino mortal del ser humano.
Lo inestabilizador del trapecio isósceles, que es el que tiene iguales los dos lados no paralelos, cuando se aplica a una composición pictórica, se debe a que nos obliga a estar de paso frente a lo que vemos en un cuadro, dejándonos, como quien dice, in albis, sobre cualquier más allá que antecede o sucede a la escena que miramos. Por lo demás, la luz de Hopper es todo menos vibrátil y saltarina, y contra natura, enfosca el espacio y detiene la acción. De esta manera, Hopper, según Strand, violando nuestras rutinarias expectativas, nos lleva al paroxismo de la intriga, como ese trapecista de circo cuyo equilibrio está garantizado por dar estabilidad con su propio peso al frágil y precario balancín donde pende sobre el vacío. Y es que el arte, precisamente por tratar sobre algo tan volátil como la vida humana, necesita sobre todo de la matemática y de la física, que explican las leyes donde se encuadra y gravita nuestra soledad. -


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Otros libros recomendados:
Vetlla, de Jordi Llavinia
Hacia una democracia laic
LA CIVILIZACIÓN DEL ESPECTÁCULO, DE VARGAS LLOSA
"X" DE PERCIVAL EVERETT
EL MAL ÁRABE, DE MONCEF MARZOUKI  
 HANIK KUREISI, EL BUDA DE LOS SUBURBIOS
La escritura o la vida, de Jorge Semprún
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dimarts, 17 de juliol del 2012

RECOMANO AQUEST LLIBRE DE POESIA, VETLLA, DE JORDI LLAVINA


Uns versos:
"Molt temps després, quan ja s'havia
perdut el rastre de l'amiga,
llegia una novel.la russa
i vaig trobar-hi un verb imprès
d'aquells que sempre fan més goig
si és que te'l diu Carner en un vers
-al príncep ja li havia pres
finestrejar, que tant m'agrada-.
Un verb que a mi em sembla que glossa
el que estic fent amb els meus versos,
ara que aplego brins de llum
amb una mà i bocins d'amiga
amb l'altra mà per poder entendre
el que he estat jo quan era jove"


"Tants anys després, llegeixo encara el llibre
i ja no espero el que no ha de tornar."



Aquest cop el comentari del llibre és de Jordi Puntí
Clica aquí per llegir els comentaris de Jordi Puntí

Llavina y el poema largo

Sábado, 16 de junio del 2012
JORDI
PUNTÍ

He aquí una pregunta estrafalaria: ¿cuántos versos debe tener un poema para ser considerado un «poema largo»? La respuesta no es fácil. Sucede lo mismo que con la narrativa, donde la frontera entre el «cuento largo» y la «novela breve» también es borrosa.
Todos estamos de acuerdo, por ejemplo, en que el Poema inacabat de Gabriel Ferrater es un poema largo (¡1.334 versos!). Quizá deberíamos considerar largos esos poemas que requieren una lectura episódica, es decir, que son difíciles de leer de una sola vez. La tarea del lector es doble, en estos casos, pues a la relectura minuciosa del poema -volver a cada verso para afinar su sentido- se añade la comprensión del conjunto, por escenas, con la narrativa que las une. Basta pensar en la Odisea de Homero.
Es un reto, el del poema largo, que me atrae como lector. Aparte de las canciones épicas y las novelas en verso medievales, el Nabí de Josep Carner consta entre los primeros que leí. Poco después me enmarañé en La tierra baldía, de T.S. Eliot. También me fascinaron el Don Juan de Lord Byron (aunque no sé si llegué a terminarlo) y su nieto travieso: la maravillosa Carta a Lord Byron, de W.H. Auden. Este censo tiene que ser breve por cuestión de espacio, y seguro que me dejo a alguien, pero también debe salir Fugitius, de Salvador Oliva, los libros de Enric Casasses -como La cosa aquella-- y Josep Pedrals --como el reciente El romanço d'Anna Tirant.
El último poema largo que se une con ganas a esta tradición es Vetlla, de Jordi Llavina (Edicions 3i4). A partir de un libro de poesía reencontrado, regalo de un antiguo amor, el poeta revive la compleja relación con la chica. Al mismo tiempo traza un retrato de una época que es también un estado de ánimo: los años 80 en un pueblo de comarcas.
Vetlla es una reflexión íntima sobre la ausencia, sobre la ilusiones que la vida nos va escatimando, pero también con recursos más propios de la narración: diálogos, personajes secundarios, descripciones, parodias y autoparodias, ficción dentro de la ficción… Literatura de la buena, en fi

Otros libros recomendados:
Hacia una democracia laica
  LA CIVILIZACIÓN DEL ESPECTÁCULO, DE VARGAS LLOSA
"X" DE PERCIVAL EVERETT
EL MAL ÁRABE, DE MONCEF MARZOUKI  
 HANIK KUREISI, EL BUDA DE LOS SUBURBIOS
La escritura o la vida, de Jorge Semprún

divendres, 13 de juliol del 2012

RESUM DE LES PONÈNCIES I TAULES RODONES A LA UPEC

 INTERVINC A LA TAULA "ELS NOUS ALTRES CALANS" A LA UPEC
La setmana passada vaig tenir el plaer de participar en els debats de la Universitat Progressista d'Estiu (UPEC) a la taula titulada "Els nous altres catalans" en el marc d'un debat sobre el present i el futur de Catalunya. Aquí teniu el resum de les intervencions. 
LA UPEC REFLEXIONA SOBRE CATALUNYA
Catalunya ha estat el tema a debat del segon dia de les jornades de la UPEC. La primera taula Cap a on va Catalunya, ha comptat amb la presència de tres politòlegs moderats pel periodista Antonio Franco. El professor Miquel Caminal, catedràtic de la UB, ha assegurat que ens trobem en un final d’etapa amb “un marc nacional espanyol que impedeix tot desenvolupament d'un marc autonomista o federal com el que marca la Constitució”. Tot i refermar-se en el seu federalisme, Caminal reclama una Catalunya “amb més estat”. El professor ha afirmat que els federalistes estan “admetent que el federalisme inclou l'autodeterminació. El que busca el federalisme és una solució d’entesa”En la línea de la intervenció de Caminal, Joan Botella, degà de la Facultat de Sociologia i Ciències Polítiques de la UAB, ha assegurat que “cap a on va Catalunya no depèn només de Catalunya; si només mirem què passa aquí no ho entendrem”. Botella ha fet al·lusió al govern actual per dir que tampoc sap cap a on va Catalunya, però tampoc sap cap a on la porta. Això va lligat a un desencís de la població amb la política oficial. “Estan apareixent uns referents morals catalans que venen tots de fora de la vida política: Pep Guardiola, Joaquim Puyal o fins i tot la monja Teresa Forcades”, afirma. Per Botella, l’opció federal “ha fracassat perquè no depèn només de Catalunya, però un divorci també requereix l’acord, no pots tancar la porta i marxar”.


El professor Jaume López, de la UPF, ha adoptat una perspectiva més teòrica. Ha explicat que la mida dels estats es deu a un delicat equilibri entre els beneficis que proporcionen les economies
d'escala i la integració de l'heterogeneïtat, proporcional al tamany del país. “Com més s'allunyen centre i perifèria, com menys possibilitat hi ha d'influir de tenir cert poder, més tendència centrífuga hi ha, més tendència de marxar”, ha explicat. En aquest sentit ha explicat que “cada cop resulta menys atractiu a Catalunya, Escòcia i altres seguir formant part dels seus estats tradicionals”. Analitzant enquestes ha remarcat que, tot i que la opció federalista recull més suports que la independentista, en un referèndum sobre la independència guanyarien els vots a favor.

La segona taula s'ha centrat en el debat sobre pacte fiscal i concert econòmic, un tema en el qual les convidades hi han pensat molt, des de diferents àmbits. Maite Vilalta, professora titular d'Hisenda Pública de la UB, s'ha proposat explicar com seria una hisenda descentralitzada des del punt de vista acadèmic. En aquest sentit ha afirmat que “si hi ha diferents governs que es reparteixen les funcions del sector públic han de tenir autonomia financera”. Una hisenda federalista, ha afirmat, reclama coordinació, transparència i lleialtat institucional, i els últims pactes assumits entre el govern de la Generalitat i el de l'Estat anaven en aquest sentit.


Muriel Casals, presidenta d'Òmnium Cultural, s'ha referit a la sentència del Tribunal Constitucional sobre l'Estatut per dir que “des de l'estiu del 2010 una gran part dels ciutadans de Catalunya hem fet un canvi en el nostre imaginari”. Ha parlat de la importància de pagar impostos i ha afirmat que “els europeus tenim molt clar que tota una sèrie d'activitats no es poden deixar en mans de la iniciativa privada”. Per Casals, “si no hi ha la correlació entre els diners que paguem i els que ens retornen per finançar la sanitat i l'educació públiques posem en perill la cohesió social”. Per tot això, la presidenta d'Òmnium, ha tancat la seva intervenció amb una pregunta: “Es pot tenir Estat del benestar sense tenir Estat?”

S'ha allunyat del concepte de pacte fiscal Gemma Calvet, advocada i consultora en dret, polítiques socials i drets humans, que afirma que “no podem caure en el parany de creure que hem de generar un nou pacte; s'ha de parlar de concert econòmic”. Calvet afirma que “hi ha dues realitats –Catalunya i el País Basc– que no van trobar l'encaix en la transició”. Està convençuda que el federalisme ara no és una resposta per l'Estat espanyol. Aquest ha estat una de les qüestions més polèmiques del debat, sobre la qual Maite Vilalta ha dit: “Jo sóc federalista per convicció, amb el desencís de saber que en el meu país el federalisme mai serà una realitat”. Muriel Casals ha defensat, a la seva manera, el federalisme: “l'hem de fer, però l'hem de fer amb Europa”.


Els nous altres catalans

La primera taula de la tarda portava per tíhttp://www.upec.cat/news/ca_ES/2012/07/04/0001/la-upec-reflexiona-sobre-catalunyatol Els nous altres catalans i hi han participat Said el Kadaoui, psicòleg i escriptor, Fathia Benhammou, cap de programes de la Fundació Jaume Bofill, Najat El Hachmi, escriptora, i Pius Alibek, filòleg, escriptor i restaurador. Moderats pel periodista Jordi Molet, tots quatre han abordat, amb una barreja de recerca i esperiències personals, la situació les famílies immigrades i els seus fills i filles a Catalunya.

Fathia Benhammou s'ha preguntat “per què la nostra societat continua sense reconèixer els fills i filles de famílies immigrades com a propis?” I ha fet al·lusió al seu propi cas: “Jo no vaig tenir la nacionalitat espanyola fins el 2006. Porto a Catalunya des dels 6 mesos”. També ha expressat una crítica als discursos utilitaristes sobre la immigració, que la defensen en tant que beneficiosa per al conjunt de la societat. “Vam alertar que el discurs utilitarista era perillós perquè en moments de crisi podia girar-se contra la població immigrada”, ha dit, cosa que, amb l'actual crisi econòmica, s'ha provat certa.





Said el Kadaoui ha abordat la qüestió des d'un punt de vista psicològic i ha parlat d'identitats. “Des de l'esquerra hem d'articular un discurs inclusiu i integrador, amb una identitat additiva”, ha dit. Considera que els sentiments d'identitat són un procés d'integració continua. En aquest sentit, assegura que “estem formats per diferents peces i som lliures de configurar en quin ordre les disposem”. Sobre el títol del seu darrer llibre, Cartes al meu fill, un català de soca-rel, gairebé, diu: “El gairebé m'agrada molt. No tenim perquè ser totalment res”.

Najat El Hachmi ha mostrat la seva inquietud sobre la temàtica de la taula: “Porto des dels 17 anys participen en taules de debat sobre els nous catalans i arribaré als 80 i seguiré igual i potser li passa a la meva filla també”. Tot i que es valora la diversitat, no es fa res per ella, ha criticat El Hachmi. “El president Artur Mas no té cap problema en parlar anglès quan ve algú de fora, però no li he sentit mai cap paraula en amazic i és la tercera llengua del país”.


“Molts catalans no volen que ningú més sigui català perquè viuen de l'elitisme de ser catalans”, ha afirmat amb contundència Pius Alibek. El filòleg ha parlat especialment de la seva experiència personal, quan pretenia entendre què era viure en democràcia i es va trobar que també havia d'entendre el fet nacional català. “Vam anar caminant a Montserrat i vam dormir tres dies en una cova per intentar descobrir què collons és ser català”, ha explicat arrencant riures al públic. Pel que fa a la relació del pensament d'esquerres amb les migracions, ha afirmat que “l'esquerra neix dels valors humans, que són universals, mentre la dreta es basa en valors morals, que són locals”, però ha matisat que no defensa “l'esquerra”, sinó “la ideologia d'esquerres”. Tot i que ja fa molts anys que va marxar de l'Iraq, conclou: “Jo continuo intentant entendre què és la democràcia”.

Llegir més al web de la UPEC, clica aquí

dijous, 28 de juny del 2012

LIBRO RECOMENDADO: HACIA UNA DEMOCRACIA LAICA. VOCES DE MUJERES MUSULMANAS


LIBRO RECOMENDADO: HACIA UNA DEMOCRACIA LAICA. VOCES DE MUJERES MUSULMANAS, DE JOSEFINA BUENO Y OTRAS AUTORAS:


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Cita: "Este no es un libro "contra", sino " a favor de", puesto que da a conocer en español textos que hablan de la emergenica de un islam político tanto en países musulmanes como en países de inmigración, textos que analizan las condiciones políticas y sociales que conlleva la intromisión de la religión en la esfera pública y, lo más importante, que ponen de manifiesto cómo el discurso instrumentaliza a las mujeres y las convierte ensignos visibles de su ideología".


ARTÍCULO RECOMENDADO:
 

Escuchar las 'Voces de mujeres musulmanas'

El libro 'Hacia una democracia laica' es un alegato frente al riesgo de que las elecciones en países musulmanes deriven en una pérdida de derechos y libertades

24.05.12 - 00:50 -

La Fundación Euroárabe de Altos Estudios presentó ayer el libro 'Hacia una democracia laica. Voces de mujeres musulmanas' (Bellaterra), en el que cuatro intelectuales realizan un alegato frente al retroceso que el Islam político supone para los derechos y libertades de la población de los países musulmanes, en general, y de las mujeres, en particular. La editora y traductora del libro es Josefina Bueno, profesora titular de Filología Francesa de la Universidad de Alicante, que ha querido facilitar así la difusión en España de estas investigadoras francófonas.
Las autoras son la socióloga iraní Chalha Chafiq, la historiadora tunecina Latifa Lakhdhar y las argelinas Wassyla Tamzali, abogada, y Latifa Ben Mansour, lingüista. Tanto Chafiq como Ben Mansour viven exiliadas en París a causa de la oleada islamista en sus respectivos países.
Los textos fueron escritos antes de la explosión de las llamadas primaveras árabes, pero precisamente las consecuencias de aquellas revueltas callejeras ponen de nuevo de actualidad las reivindicaciones de estas autoras: esta misma semana Egipto elige al presidente que sustituirá a Hosni Mubarak y entre los favoritos hay, junto a dos exministros del derrocado dictador, un islamista 'moderado' y otro radical.
No en vano, para la portada del libro la editora ha elegido una imagen de la bloguera tunecina Lina Ben Mhenni, una de las promotoras de la revolución democrática en su país. Por otro lado, Lakhdar es vicepresidenta de la Alta Instancia para la Realización de los Objetivos de la Revolución y la Transición Democrática de Túnez.
La profesora Bueno recordó que la situación de las mujeres en Túnez era una de las más favorables del mundo islámico, pero la caída del dictador Ben Alí y las posteriores elecciones dieron el poder al partido islamista Ennahda que, aunque ha renunciado a aplicar la 'sharia' en la nueva Constitución, abre numerosas incógnitas sobre los derechos y libertades femeninos.
La editora recordó que la experiencia iraní, con una república islámica que ya tiene treinta años, es un buen ejemplo del riesgo de retroceso. «El velo es un símbolo físico que no tiene gran importancia. El peligro es instaurar democracias que se basen en la ley islámica, que da un barniz religioso a toda la sociedad e intenta uniformizarla», resaltó.
La poligamia; la dependencia social y jurídica del marido, el padre o el hermano; las restricciones a la moral sexual y reproductiva; el veto a la vida profesional; o el control de la vestimenta y la conducta pública son solo algunas de las restricciones a los derechos de las mujeres que se registran en Irán y en otros países donde gobierna el Islam político.
Relativismo cultural
Además de filóloga, Josefina Bueno es especialista en literatura magrebí y en feminismo; ha trabajado junto a intelectuales francófonas del Magreb y su influencia en temas de integración en la Europa multicultural. En este aspecto, subrayó que los textos de estas mujeres no solo son interesantes para comprender la realidad de la otra orilla del Mediterráneo, sino también para entender algunas conductas de los inmigrantes de esos países entre nosotros.
Bueno matizó que el libro critica también el «relativismo cultural» de algunos europeos que abogan por respetar el resultado de las elecciones, aunque algunos partidos tengan proyectos completamente antidemocráticos y que atentan contra los derechos de las minorías no musulmanas o de las mujeres.
En la presentación participaron además la secretaria ejecutiva de la Fundación Euroárabe, Pilar Aranda, y la profesora de Filosofía del Derecho de la UGR Ana Rubio.



dimecres, 20 de juny del 2012

LA IZQUIERDA Y EL ISLAM POLÍTICO, La religión el en debate público

Publico hoy este artículo en El Periódico
 La socialdemocracia debe ser una alternativa a los movimientos islamistas, no su aliada
Saïd El Kadaoui


Quien escribe estas líneas tiene ideas políticas. Cree que la socialdemocracia –es decir, visión progresista de la sociedad, participación ciudadana en la cosa pública e inclusión de las minorías sociales– es la opción política que mejor puede garantizar la justicia social. Y observa con
 preocupación la confusión, por no decir miedo, con que la socialdemocracia y la izquierda en general se relacionan con el islam político.
 Una primera idea básica debería ser, a mi juicio, el punto de partida: el islam político es, en el mejor de los casos, un adversario político para la socialdemocracia. Y cuando cruza las líneas rojas con propuestas que cuestionan la organización democrática de la sociedad deja de ser un adversario y se convierte directamente en un enemigo a combatir.

 Boualem Sansal,el escritor argelino, sostiene que el islamismo es una forma de fascismo. Partiendo de esta premisa es más fácil blindarse ante él como se hace con los partidos xenófobos (o quizá sería más exacto decir «como se hacía antaño») porque, no lo olvidemos, los radicales –salafistas et alter – son tan intransigentes o más que los xenófobos (odian a la mujer, a los homosexuales, a los no musulmanes y mucho más a los musulmanes laicos y a los ateos, y toleran como impuros a todos aquellos musulmanes que practican su religión de forma más relajada).
          En un reciente artículo, Félix de Azúa ( Decadencia del intelectual demócrata, El País, 29 de mayo) reseñaba elogiosamente el último libro de Paul Berman, un ensayo que, según Azúa, denuncia las trampas del progresismo que celebra, en virtud de la equidistancia, postulados islamistas como los de Tariq Ramadan , un ortodoxo que aprecia la modernización y la considera compatible con la religión coránica.
 Estaría de acuerdo con Berman (siempre a través de Azúa , puesto que no he tenido oportunidad todavía de leer su libro) en que Ramadan tiene una estudiada ambigüedad sobre temas como la lapidación por adulterio o la ablación, por ejemplo. A mi parecer, Ramadan es un encantador de serpientes peligroso. No creo que sus ideas tengan que ser defendidas, protegidas y mucho menos asumidas por la socialdemocracia.
           Mario Vargas Llosa es otro de los intelectuales que han criticado en más de una ocasión el silencio o el poco empeño que a su juicio ha puesto la izquierda en defender la democracia ante las embestidas del islam más retrógrado.
                Cito a estos autores y no a muchos otros que han escrito sobre el tema porque a estos dos los admiro y porque pienso que la izquierda no puede despachar a la ligera sus opiniones, pero lo hago también porque son dos intelectuales con algunos de cuyos planteamientos políticos discrepo profundamente. En el tema que nos ocupa hoy, me llama la atención, entre otras muchas cosas, que ambos elogien tan desmesuradamente a Ayaan Hirsi Ali, que, aun siendo una mujer extremadamente valiente, independiente y admirable, tiene ideas sumamente estereotipadas del islam, al que presenta todo él como una ideología tribal. Más interesantes me parecen las opiniones mucho más contrastadas y rigurosas de dos intelectuales como Fatima Mernissi y Nawal El Sadawi (cito a estas dos autoras porque tienen obra traducida al catalán y al castellano), cuyos textos no dejan duda de su adscripción en la izquierda política pero que no necesitan cargarse el islam como religión.
          Me encuentro entre los que en su momento creyeron que la elección como parlamentario de un socialista catalanomarroquí, Mohamed Chaib, contribuiría a clarificar y fortalecer el discurso de la izquierda con respecto al islam. Me equivoqué. Su paso por el Parlament y por el PSC ha sido, en este sentido, decepcionante. Algún día habrá que hacer un balance más frío y riguroso, pero lo cierto es que dio cancha al conservadurismo más recalcitrante de muchos de los marroquís y árabes que viven en Catalunya, no diferenció entre el islam como religión de muchos catalanes del islam político, y siempre se relacionó más cómodamente con la oficialidad de sus países de origen que con su sociedad civil.
       La socialdemocracia tiene que ser una alternativa al islam político. No su aliada. Y debe establecer lazos con los partidos de izquierda (haberlos, haylos) que llevan decenios luchando en todos los países amazigs –árabes, árabes y/o musulmanes– para tener una sociedad donde el laicismo sea la norma y donde no se regatee ningún derecho a la mujer, a los homosexuales y a todos los credos religiosos.

            Es conveniente recordar también que muchos de los que critican hoy la relación de la izquierda europea con el islam pretenden negar el pan y la sal al islam como religión de muchos europeos. Creo que incluso a nivel estratégico es mejor olvidarnos de nuestras propias filias y fobias (la religión, para mí, es algo totalmente prescindible) y no dar cancha a los radicales que, en un contexto de rechazo generalizado al islam, pueden aparecer como los únicos que no se pliegan ante dicho rechazo.
 
 Psicólogo y escritor.
Leer en El Periódico, aquí

dimecres, 13 de juny del 2012

LIBRO RECOMENDADO: "IDENTIDADES ASESINAS" DE AMIN MAALOUF


LIBRO RECOMENDADO: IDENTIDADES ASESINAS, DE AMIN MAALOUF

En este link encontraréis algunos de los libros que he disfrutado y que recomiendo encarecidamente. De cada libro os adjuntaré una frase que me parezca que tenga gancho y un artículo mío o de cualquier otro que hable de él y/o del autor. 

Cita:
" El país de acogida no es ni una página en blanco ni una página acabada, sino una página que se está escribiendo.
Su historia debe respetarse; y cuando digo historia lo digo como apasionado de la Historia, palabra que para mí no es sinónima de vana nostalgia ni de retrógrado apego al pasado, sino que muy al contrario comprende todo lo que se ha construido a lo largo de los siglos, la memoria, los símbolos, las instituciones, la lengua, las obras artísticas, cosa a las que legítimamente nos podemos sentir unidos. Al mismo tiempo, todo el mundo admitirá que el futuro de un país no puede ser una mera prolongación de su historia; sería incluso desolador que un pueblo, cualquiera, venerara más su historia que su futuro; un futuro con profundas transformaciones, y con importantes aportaciones del exterior, como ocurrió en los grandes momentos del pasado"

              
ADJUNTO ESTE ARTÍCULO QUE PUBLIQUÉ EN  EL DIARIO PÚBLICO PRONTO HARÁ UNA AÑO.
 

Un intelectual libre

SAÏD EL KADAOUI

20 de junio de 2011
El 9 de junio pasado me llevé una gran alegría al saber que se le había concedido el Premio Príncipe de Asturias de las Letras de este año al escritor Amin Maalouf.
Es un reconocimiento merecido para un intelectual que algunos tachan de incómodo, pero que para mí, desde que leí su ensayo Identidades asesinas en 2000, es una voz sabia y reconfortante que me proporciona un refugio intelectual muy de agradecer. Y, por encima de todo, es un buen ejemplo de intelectual libre. Sus críticas son siempre razonadas y nada sectarias, no se casa con ninguna corriente dominante, no forma parte de ningún establishment y, precisamente por eso, muestra como pocos la complejidad del mundo en el que vivimos.
Es difícil sintetizar en un artículo su propia complejidad personal e intelectual. Tanto su biografía como su obra beben de dos mundos separados por el mar Mediterráneo y por tantos y tantos años de recelo y de rivalidad. Toda su obra es, a mi juicio, un diálogo profundo y fructífero entre estos dos mundos que forman parte de su vida. Los dos le pertenecen y los dos se parecen más de lo que están dispuestos a admitir y, sobre todo, los dos no tienen más opción que la de entenderse y
cooperar, si lo que se quiere es encarar el futuro.
La parte que me gustaría resaltar es su contribución decisiva en la tarea de explicar la complejidad identitaria de las personas y de los pueblos. En su último ensayo, El desajuste del mundo, cuando nuestras civilizaciones se agotan, afirma algo tan inquietante como cierto. Dice que actualmente hay que contar con un adversario de altura: esas identidades dañadas durante tanto tiempo y que se han vuelto dañinas.
En el caso del mundo árabe, afirma que anida en él un sentimiento de fracaso, de humillación, de destierro permanente y de eterno perdedor. “El mundo árabo-musulmán se hunde cada vez más en un pozo histórico del que no parece que vaya a ser capaz de salir”, sentencia. Tanto la identidad nacional como la identidad individual de las personas está dañada, razón por la cual mucha gente está atrapada en un movimiento pendular que oscila entre el deseo de librarse de la propia identidad y el deseo de afirmarla en contra de todos.
En cuanto a Europa, muestra su admiración por considerar en la experiencia de la Unión un ejemplo de la utopía que se cumple. Pudo aparcar los odios acumulados, las disputas territoriales, las rivalidades seculares y dejar que los hijos y las hijas de quienes se mataron entre sí conciban el futuro juntos. Pero, ahora que parece cansada y dividida, es la hora también de recordar que él ya lleva tiempo sosteniendo que la cuestión del acoplamiento de la población migrante y de sus hijos es la gran batalla de nuestra época. Cree que es absolutamente necesario devolverle a toda esta gente la dignidad social, la dignidad cultural, la dignidad lingüística y ayudarlos a que asuman en paz su identidad dual y su papel de nexo. Esto último es de vital importancia, a mi juicio, si queremos tender puentes entre estos dos mundos que se piensan y se miran con demasiado recelo.
Un apunte antes de continuar. Siempre que escribo la palabra dignidad me acuerdo de algo que afirmaba el escritor y Premio Nobel de literatura Wole Soyinka y que da una idea de su importancia. Decía que la dignidad es la otra cara de la libertad.
En su ensayo Identidades asesinas, Amin Maalouf decía que la palabra clave es “reciprocidad”. Reconocerse los unos a los otros, respetarse y, por supuesto, criticarse y demarcar los límites que garanticen una convivencia pacífica.
Maalouf considera que en este siglo ya no podemos hablar de forasteros sino de “compañeros de viaje” y cree que debemos ser capaces de construir una civilización común con la que todos podamos identificarnos, con la soldadura de los mismos valores universales, si no queremos naufragar juntos en una barbarie común.
El Príncipe de Asturias de las Letras es un premio, a mi juicio, merecido para un escritor que, además de escribir buenos libros, nos ha ayudado a entender la complejidad del mundo y de las personas que lo conforman. Un intelectual que nos señala el camino. Un camino, todo hay que decirlo, lleno de obstáculos.
En esta misma semana en la que se le ha otorgado el premio, hemos tenido varios ejemplos de ello. En las elecciones holandesas celebradas el 9 de junio, Geert Wilders, el líder del xenófobo Partido de la Libertad, ha logrado un espectacular ascenso en comparación al resultado que obtuvo en 2006. Ha pasado de tener nueve escaños a conseguir 24 con un discurso antimusulmán. Tal como recogía este mismo periódico el 10 de junio, después de saberse los resultados, Wilders se jactaba ante las cámaras afirmando que “un millón y medio de personas votaron por nosotros y por nuestros planes para una mayor seguridad, menos inmigrantes y menos islam”.
Por otra parte, el mismo día de la concesión del premio supimos que once mezquitas de las ciudades de Tarragona y de Barcelona, próximas a la corriente salafista, anunciaron medidas para impugnar las mociones de diversos ayuntamientos contra el velo integral. Y, finalmente, el día 12, leímos en la prensa que en el Vendrell (municipio de la provincia de Tarragona) se había decidido restringir el uso del velo integral con un protagonismo especial del partido populista y xenófobo Plataforma per Catalunya (PXC), que celebró el acuerdo afirmando que era el primer paso contra la “invasión” musulmana.
Los extremistas alimentan el discurso del adversario. Saben que se necesitan para seguir creciendo.
La alternativa está en escuchar las opiniones de gente como Amin Maalouf y tratar de frenar la barbarie que volvemos a tener a la vuelta de la esquina.
Saïd El Kadaoui es escritor. Autor de la novela ‘Límites y Fronteras’

Ir al artículo en el diario Público, aquí.


OTROS LIBROS QUE RECOMIENDO:
LA CIVILIZACIÓN DEL ESPECTÁCULO, DE VARGAS LLOSA
"X" DE PERCIVAL EVERETT
EL MAL ÁRABE, DE MONCEF MARZOUKI  
 HANIK KUREISI, EL BUDA DE LOS SUBURBIOS
La escritura o la vida, de Jorge Semprún 

divendres, 8 de juny del 2012

MESQUITES. Publico aquest article al Punt Avui

Quan una persona o un grup (ètnic, social o religiós) es pensa a si mateix com una mera víctima del maltracte, del rebuig
i de l'agressivitat dels altres, comença
a abonar el terreny per justificar
la seva pròpia agressivitat 


 
La decisió de l'Ajuntament de Salt de prohibir l'obertura de centres de culte al polígon Torre Mirona i fer-ho en el centre urbà és un canvi en principi que jo veig com a positiu. Els reiterats canvis d'opinió demostren, però, una desorientació important. I, sent sincers, part d'aquesta desorientació jo l'entenc. Hi ha massa interessos foscos darrere de la construcció de molts d'aquests centres. El pitjor és el d'un sector que, no per minoritari, no ha de ser temut. El dels fanàtics, literalistes, salafistes, dogmàtics o com en vulguin dir.
A mi aquest tema, i en general tot allò que faci referència a la inclusió social de la població immigrant, m'agrada mirar-me'l pensant en els seus fills. Alguns nascuts aquí a Catalunya o vinguts en edats molt primerenques. I, per tant, catalans. I sempre arribo a la mateixa conclusió: necessitem repensar la nostra identitat i la d'aquests joves. M'explico i, per fer-ho, permetin-me que me'n vagi a França.
Mohamed Merah, l'autoproclamat mujahidí de l'organització terrorista Al-Qaida que va assassinar tres militars francomagribins i quatre ciutadans francesos que professaven la religió jueva, tres d'ells nens indefensos, era fill d'algerians que van emigrar a França. Ell, però, havia nascut a França. Un amic francès, el germà del qual treballa de mestre en una escola de les banlieues, m'ha explicat que aquest assassí s'ha convertit en un heroi per a alguns dels joves francesos d'origen magrebí. Sembla que, en una part d'aquesta població, s'està estenent el sentiment de rebuig cap a la seva identitat francesa.
La suma de la exclusió social i el buit identitari d'alguns d'aquests joves, fills o néts d'immigrants musulmans, incapaços de trobar el seu lloc, és un còctel que pot tenir conseqüències nefastes. També a casa nostra.
La meva opinió és que per reduir les possibilitats que aquests joves siguin temptats pel camí del nihilisme, la sociopatia i l'agressivitat extrema, hem de valorar com a prioritària la seva inclusió social. Deia Amin Maalouf que tots som dipositaris de dues herències, la vertical – aquella que ens ve donada pels avantpassats, les tradicions del nostre poble, de la nostra comunitat religiosa...– i l'horitzontal –producte de la nostra època, dels nostres contemporanis–. Segons la seva opinió és més important l'horitzontal. Jo tendeixo a pensar que som un tot i que tan important és l'origen com els diferents ports als quals ens condueix la vida. Aquesta idea complexa de la identitat i una cura especial per la justícia social i la igualtat d'oportunitats pot afavorir que aquests joves entenguin allò que diu Amy Gutman en el seu llibre La identidad en democracia, que el respecte per les persones implica no respectar la tirania que exerceixen les majories o les minories culturals. Abraçar l'islam fanatitzat no és resoldre el conflicte de fidelitats –entres les seves diferents pertinences– sinó perpetuar-lo, amb la possibilitat que es converteixin a més en terroristes despietats.
Quan una persona o un grup (ètnic, social o religiós) es pensa a si mateix com una mera víctima del maltracte, del rebuig i de l'agressivitat dels altres, comença a abonar el terreny per justificar la seva pròpia agressivitat. I és en aquestes aigües on els fanàtics busquen fidels per als seus temples de l'odi. I tornant al tema de les mesquites: crec que ens hem d'anticipar als fanàtics. S'han de construir les que corresponguin al volum de musulmans que hi hagi en un indret determinat, no haurien de ser a la perifèria, haurien de ser dignes i els imams que se n'encarreguin haurien de saber els límits que imposa un estat de dret. I, si com sembla que va passar amb l'imam de Terrassa, s'incorre en responsabilitat criminal, que responguin davant de la justícia.

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dissabte, 2 de juny del 2012

LETRAS MARRUECAS. ANTOLOGÍA DE ESCRITORES MARROQUÍES EN CASTELLANO.

Ya está a la venta LETRAS MARRUECAS. ANTOLOGÍA DE ESCRITORES MARROQUÍES EN CASTELLANO. Contiene un relato mío que pretende ser un modesto reconocimiento a Kafka.  

COMPARTO EL RELATO CON OTROS DE AHMED ARAROU, SANAE CHAIRI, ABDERRAHMAN EL FATHI, AHMED EL GAMOUN, LARBI EL HARTI Y MOHAMED LAHCHIR




 
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